Grande figure du cinéma documentaire québécois, Pierre Perrault a été marqué à vie par son séjour à l’Isle-aux-Coudres, lieu de tournage de ses premiers films et source d’inspiration infinie pour l’artiste qui y puisera jusqu’aux derniers souffles de son œuvre. Et si, comme lui, vous décidiez de profiter d’un séjour à l’île pour, permettez-nous d’emprunter les mots de Léopold Tremblay, fier résident de l’île maintes fois cité par Perrault, « apprendre à vivre en vivant », c’est-à-dire vous arrêter le temps de prendre le pouls de cette vie insulaire en plein milieu du fleuve Saint-Laurent? Prévoyez une journée complète pour parcourir l’itinéraire en voiture, idéalement prolongée par une nuitée afin de profiter pleinement du rythme de l’île.
Ces œuvres de Perrault qui parlent de l’Isle-aux-Coudres
Radio et télésérie :
Au pays de Neufve-France (1956-1960)
Films (cinéma direct) :
Pour la suite du monde (1963)
Le Beau plaisir (1968)
Pour la suite du monde; Le Règne du jour (1967)
Les Voitures d’eau (1968)
Essais :
De la parole aux actes (1967-1980)
Poésie :
Chouennes : poèmes 1961-1971 (1975)
Jusqu’à plus oultre… (1997)
Irréconciliabules (1998)
Le visage humain d’un fleuve sans estuaire (1998)
Récits :
Nous autres icitte à l’île (1999)
Partismes (2001— œuvre posthume)
Itinéraire proposé
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Arrêt 1
Prendre le temps de séjourner sur l’île
Arrêt 1
Prendre le temps de séjourner sur l’île
C’est lorsque son épouse lui fit visiter pour la première fois son « pays » d’origine, Charlevoix, avec tout l’amour qu’elle lui portait, que Pierre Perrault eut le sentiment d’enfin mettre le doigt sur ce qui manquait à sa vie montréalaise de jeune avocat et qu’il décida de s’installer à l’Isle-aux-Coudres à l’été 1956, puis de nombreuses fois en toutes saisons par la suite. Pour vous imprégner vous aussi des battures et de l’air salin, oubliez le rapide tour de l’île et privilégiez un séjour plus long, en camping, en auberge ou à l’hôtel. Voir l’ensemble des hébergements disponibles sur l’île.
Arrêt 2
Visiter les Moulins de l’Isle-aux-Coudres
Arrêt 2
Visiter les Moulins de l’Isle-aux-Coudres
Depuis le quai du traversier, rendez-vous aux Moulins de l’Isle-aux-Coudres, économusée de la meunerie. Ce site patrimonial unique réunit un moulin à eau construit en 1826 et un moulin à vent datant de 1836. À l’étage du bâtiment d’accueil découvrez une salle d’exposition où l’on rend hommage à Pierre Perrault. Panneaux d’interprétation et photos d’époque vous permettront d’en apprendre davantage sur son histoire et son lien profond avec l’île et ses habitants. Dans cette même salle, qui porte le nom de l’artiste, vous pourrez visionner l’un des trois films réalisés à l’Isle-aux-Coudres dans les années 60. Depuis 2024, un nouveau bâtiment d’accueil avec une boutique met en valeur et fait revivre de nombreux souvenirs rattachés à Pierre Perrault.
Arrêt 3
Déambuler au parc de l’anse de la Roche à Caya
Arrêt 3
Déambuler au parc de l’anse de la Roche à Caya
Suivez ensuite les passerelles à l’anse de la Roche à Caya pour en apprendre plus sur cet endroit mythique, où se pratiquait autrefois la fameuse pêche aux marsouins. Afin de préserver la mémoire de cette pratique, Pierre Perrault et Michel Brault ont accompagné les insulaires dans sa remise en activité pour le tournage du célèbre documentaire Pour la suite du monde. Profitez enfin de la tranquillité du parc pour observer la faune aviaire, plus de 200 espèces différentes faisant escale à l’île au gré des marées.
Arrêt 4
Aller à la rencontre des marsouins à La Fascine
Arrêt 4
Aller à la rencontre des marsouins à La Fascine
Le mot « Marsouins » désigne aussi affectueusement les habitants de l’Isle-aux-Coudres. Et parce que suivre les traces de Pierre Perrault, même sans magnétophone à la main, c’est avant tout écouter ce que les gens ont à dire, pourquoi ne pas enjoliver vos soirées « coudriloises » de musique, de conversations et d’anecdotes en vous mélangeant aux gens de la place à l’Auberge La Fascine. Chaleureux bistro culturel où des spectacles et des soirées créent autant de prétextes à se rassembler et à garder vivante peut-être la plus importante de toutes les traditions : celle de la parole échangée!