« J’ai découvert Charlevoix lors d’un voyage en amoureux. J’avais 22 ans. Je suis tout de suite tombé sous le charme. De celle qui allait devenir ma femme, et de Charlevoix.

Je me rappelle ce premier séjour. Nous étions descendus à l’Auberge des Trois Canards. Tout était spectaculaire : Pointe-au-Pic, le fleuve, la nourriture. Disons que j’étais déjà très sensible à la qualité de ce qui se trouve dans mon assiette. Même si j’étais déjà chef, jamais je n’aurais pensé être à la tête des cuisines du Fairmont Le Manoir Richelieu vingt ans plus tard.

Dès mon arrivée dans la région, j’ai pu constater la passion que mettent les producteurs régionaux à créer des produits de niche qui se démarquent et qui goûtent le ciel. Il faut faire la Route des Saveurs pour constater la richesse du terroir et la générosité de nos producteurs. Quand ceux-ci deviennent les amis d’un chef, imaginez ce que ça donne.

Depuis quatre ans, je m’investis pleinement à faire découvrir ce terroir à la table du Fairmont Le Manoir Richelieu. Quand je ne suis pas au boulot, je ne suis jamais très loin. Vous me trouverez sur le golf du Manoir Richelieu ou sur la route de l’arrière-pays, en quête d’un bon Pieux de Charlevoix, un saucisson sec que fabrique mon ami Damien des Viandes biologiques de Charlevoix et qu’on ira déguster sur la plage de Saint-Irénée. Avec la visite – et j’en ai beaucoup –, on s’offre toujours ce que j’appelle le « circuit du 360 », une virée de la ferme à la table. Ça, c’est pour moi la journée parfaite ! Autour de l’îlot, tout le monde s’entend sur une chose : le foie gras d’Isabelle et de Jean-Jacques de La Ferme Basque est tout simplement dé-li-cieux ».