« Je suis né ici sur la terre familiale il y a 25 ans. Mon père, Maurice Dufour, avait 13 frères et sœurs. Imaginez un peu les rassemblements! Mes souvenirs d’enfance sont liés aux activités qu’on faisait tous ensemble ici même sur la ferme familiale. Ça va du patin-bottine à la virée en motoneige hors-piste, encore aujourd’hui, dans les sentiers de poudreuse du haut de la montagne, à Baie-Saint-Paul. Y a rien comme ce sentiment de liberté!

Par contre, malgré l’immense terrain de jeu qu’est Charlevoix, je dois avouer que, pour la famille Dufour, tout se passe depuis toujours autour d’une table. J’avais à peine 10 ans quand j’ai mangé mon premier steak nappé de sauce au fromage bleu que mon père venait de créer, le Ciel de Charlevoix. C’est fou de voir comment collaborent les chefs et les producteurs de la région. Quand je vais à l’Auberge des Falaises, par exemple, je tripe de voir comment le chef apprête le Migneron, fumé! J’avoue aussi que de voir le nom de Charlevoix sur le menu des plus grands restos gastronomiques du Québec, ça me fait toujours une fleur et ça récompense grandement tout le travail des gens passionnés qui font de l’agrotourisme en Charlevoix un véritable produit d’appel. On n’a qu’à penser aux charcuteries de Damien ou au foie gras de la Ferme Basque, mon péché mignon. Ça peut paraître cliché, mais tous ces producteurs sont ici pour les bonnes raisons. Pour faire de Charlevoix une destination gourmande incontournable. Dur pour le tour de taille? On ira jouer dehors après dîner ».